Hara-kiri
/ compagnie Didier Théron
Vendredi 3 février 2012 - 20h 15
Sur un tapis blanc, réglés au millimètre, tels les rouages complexes d’un précieux mouvement d’horlogerie, six danseurs font surgir la puissance de la danse et nous ramènent à la dimension collective de nos êtres. Ces six hommes et femmes, remplis d’une énergie qui nous submerge, nous transportent dans un monde cruel mais épouvantablement graphique.
Une danse très géométrique où les danseurs en noir viennent tracer des formes qui se déplacent, des motifs qui se répètent, se recomposent différemment, comme un bas-relief en mouvement.
Sur un rythme très cadencé, ensemble dans un même mouvement, cette cohorte hallucinée aux membres tordus et dos courbés évolue à l’image d’une humanité en marche entre exaltation et soumission.
Un clin d’œil à Merce Cunningham qui pense à “la danse comme une constante transformation de la vie même”.
Rares sont les chorégraphes qui nous offrent de tels moments sur notre propre condition humaine.
Fascinant et émouvant !














